« Jeunes et grands-parents devraient s’unir pour changer cette société »

 

Entretien publié par le Cri.fr.

Ils sont deux des lauréats de la Bourse Tocqueville de l’année 2009. Edouard Chanot, étudiant en droit, et Jean-Baptiste Jaussaud, en communication, ont répondu aux questions de Laure Robin, lauréate 2010. Ils évoquent l’après-Bourse Tocqueville. Tous deux espèrent faire naître un nouveau débat politique en France, pour construire une société civile plus forte, et parler enfin des libertés de l’individu, celles qui, selon eux, sont facteurs d’intégration et d’entrepreneuriat.

Un an après, qu’a changé la Bourse Tocqueville pour vous?

viewer150x113.pngE.C : Un tel séjour modifie profondément la perception que l’on peut avoir de la politique. Aux États-Unis, la société civile est en mesure de contre-balancer le pouvoir central. Depuis une cinquantaine d’années, elle s’est organisée autour d’intellectuels et de revues, de chercheurs, de militants et de groupes de pression. La lutte partisane, âpre et inscrite dans le court-terme, comme on la connaît en France, a été écartée au profit d’un long travail qui ne s’envisage que dans la durée. Ce voyage permet d’abord de démystifier l’image que l’on a des États-Unis.

jbjronpaul150x139.jpgJ.B.J : Les organisations américaines sont gérées comme des entreprises et je reste très marqué par cette culture qui est la clef pour faire avancer nos idées en France. Je garde d’excellents souvenirs de rencontres avec des personnalités comme le sénateur Ron Paul. Comme lui, je continue en France de créer des passerelles entre mon réseau et mes idées. Là-bas, c’est construire avec toutes les forces vives de la société, dans le respect des libertés de chacun.

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Afghanistan, Irak, Iran, Wikileaks…: blogposts de Ken Weinstein

Articles publiés par Ken Weinstein, CEO de l’Hudson Institute, sur son blog pour LeMonde.fr :

Petraeus & Gates, l’Afghanistan & la psychose du bourbier

rgwpetraeuswideweb470x3110.jpg« Alors que les Etats-Unis viennent de retirer leur dernière brigade de combat d’Irak, le doute entoure la question du retrait des troupes d’Afghanistan. Très sensible, le sujet risque de faire couler beaucoup d’encre. Il a d’ailleurs fait l’objet en début de semaine d’une mésentente entre Robert Gates, Secrétaire à la défense, et le Général Petraeus, qui avait déclaré vouloir demander au Président Obama un délai supplémentaire afin de mener à bien sa mission.

Pour Robert Gates, «la remise en cause du commencement du retrait des troupes à partir de juillet 2011 ne se pose pour personne ». La date est ainsi, selon lui, gravée dans le marbre.

 La politique de l’administration Obama prête ainsi le flanc à la critique, en raison du décalage paradoxal entre cet empressement et un discours à la fois téméraire et généreux. Rappelons en effet que Barack Obama, en décembre  2009 à West Point, avait annoncé un redoublement d’effort en Afghanistan, ajoutant « Notre cause est juste, notre détermination inébranlable. Nous allons avancer, confiants en l’idée que le droit justifie le pouvoir, et avec l’engagement de forger une Amérique plus sure, un monde plus sécurisé et un futur qui ne représente pas la plus profonde des peurs mais le plus grand des espoirs ». Lire la suite

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