« Jeunes et grands-parents devraient s’unir pour changer cette société » 27 août
Entretien publié par le Cri.fr.
Ils sont deux des lauréats de la Bourse Tocqueville de l’année 2009. Edouard Chanot, étudiant en droit, et Jean-Baptiste Jaussaud, en communication, ont répondu aux questions de Laure Robin, lauréate 2010. Ils évoquent l’après-Bourse Tocqueville. Tous deux espèrent faire naître un nouveau débat politique en France, pour construire une société civile plus forte, et parler enfin des libertés de l’individu, celles qui, selon eux, sont facteurs d’intégration et d’entrepreneuriat.
Un an après, qu’a changé la Bourse Tocqueville pour vous?
E.C : Un tel séjour modifie profondément la perception que l’on peut avoir de la politique. Aux États-Unis, la société civile est en mesure de contre-balancer le pouvoir central. Depuis une cinquantaine d’années, elle s’est organisée autour d’intellectuels et de revues, de chercheurs, de militants et de groupes de pression. La lutte partisane, âpre et inscrite dans le court-terme, comme on la connaît en France, a été écartée au profit d’un long travail qui ne s’envisage que dans la durée. Ce voyage permet d’abord de démystifier l’image que l’on a des États-Unis.
J.B.J : Les organisations américaines sont gérées comme des entreprises et je reste très marqué par cette culture qui est la clef pour faire avancer nos idées en France. Je garde d’excellents souvenirs de rencontres avec des personnalités comme le sénateur Ron Paul. Comme lui, je continue en France de créer des passerelles entre mon réseau et mes idées. Là-bas, c’est construire avec toutes les forces vives de la société, dans le respect des libertés de chacun.













