Rencontre avec Bill Kristol

 

p1012854.jpgLes récents commentaires de Maxime Zjelinski et de Roman Bernard sur le néoconservatisme m’ont fait – une nouvelle fois - penser à la bourse tocqueville. Je sais, l’évoquer sans cesse tourne à l’obsession. Mais, ayant eu l’occasion de rencontrer William Kristol (fils d’Irving Kristol et lui-même fondateur du Weekly Standard), je vais me permettre quelques impressions supplémentaires.

L’entrevue eut lieu en juillet dernier dans son bureau, dans le même immeuble que l’American Enterprise Institute. Tapissée de livres, la pièce avait plutôt des airs de bibliothèque. Derrière son imposant bureau, Kristol -col ouvert et sourire aux lèvres- accepta d’échanger quelques opinions. Mais, pour tout vous vous dire, la rencontre s’avéra assez décevante. Rencontrer un pape du paysage intellectuello-politique américain aurait dû être productif mais, malheureusement, la discussion ne fut qu’un échange de vue courtois sur la situation politique dans l’Hexagone. Pourtant au fait de ce qui s’y trame, Bill Kristol semblait -par politesse ?- curieux d’en avoir des nouvelles et -en bon journaliste?- préféra nous interroger. Une sorte de distance, de refus de pousser plus avant la discussion s’était installé spontanément et il fut pour nous impossible d’inverser la tendance, d’évoquer la substance de ses chroniques ou ouvrages et ainsi le fond de sa pensée.

Kristol évoqua rapidement son dernier passage à Paris et à la télévision française, sur le plateau d’une émission dont il avait oublié le nom (« a leftist one« ) et qui s’avéra être celle d’Ardisson. Trente minutes plus tard, au moment de partir, un de nous demanda une photo souvenir. Il accepta naturellement, rajusta sa chemise et soupira en substance « then you can do whatever you want with it, even burn it« .

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Premier bilan pour Aequalis

 

logostatistique.jpgJamais le moindre bilan n’a été posté sur ce blog. En fait, j’aurais voulu attendre un cap pour le faire; 10.000 visites par exemple. Mais il est passé sans me laisser le temps d’écrire. 20.000 visites? Encore trop lointain… alors je poste ce constat sans raison particulière, si ce n’est qu’Aequalis a pas mal évolué en dix mois.

L’exercice du blog est évidemment difficile. L’écriture à brûle pourpoint, sans le recul nécessaire, n’aide pas à la rédaction d’articles approfondis. En tout cas pour moi ; d’autres y parviennent. Alors le post que je préfère – que j’aurais le moins envie de retoquer – n’a évidemment pas grand chose à voir avec l’actualité: Théories de la population et société de masse… ou Hayek contre Röpke? Cela dit, aussi, corriger la vision tronquée des journalistes sur le mouvement conservateur américain est à la fois aisé et divertissant.

L’insertion dans le réseau de blogs LHC et la création de la Réunion des Bloggers/LHC m’a permis de participer à un mouvement général sur internet, sorte de melting-pot du libéralisme où il est possible de croiser des STaliniens comme Lomig, des conservateurs anti-étatistes vaguement néo comme Roman Bernard ou Maxime Zjelinski, des militants éclectiques ouverts à la pensée randienne comme Jean Robin, un prof’ de philosophie comme Damien, des apprentis journalistes talentueux comme Benoît ou des participants à contrepoints.org comme Lexington.

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