Classé sous Videos, Chroniques - Débat public par aequalis | 1 commentaire
Commentaires de Madame Patricia Commun (ENS Ulm, Professeur à l'Université Cergy-Pontoise, Germaniste) :
L'influence de Wilhelm Röpke, son ouvrage Au-delà de l'offre et de la demande :
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 1 commentaire
Beaucoup d'utilitarisme… mais à défaut:
“Nous avons un Président de la République qui reprend une solution socialiste alors que les socialistes appellent à la modération (…) Il n'y a donc pas besoin du grand emprunt pour financer des choses rentables. Oui, l'éducation est rentable à long terme, tout comme la recherche cellulaire. On est ici dans le domaine ordinaire de l'Etat. Ce n'est pas idiot de financer cela par l'Etat quand on en a les moyens. Mais lorsque l'on ne les a pas, c'est là que se pose la question. Si on devait choisir deux secteurs où l'investissement de l'Etat est nécessaire, deux peuvent être mis en exergue. D'une part, il y a la réforme de l'Etat. Il faut le recentrer sur son métier et c'est une opération coûteuse. Cela rapportera des fonds au bout de 3-4 ans. D'autre part, il y a la fiscalité. Pour motiver les gens à travailler, il faut qu'ils aient envie de créer. Si on taxe les gens à 80%, ils ne créent pas. A hauteur de 30%, ils se démènent. D'où une tendance générale aujourd'hui dans le monde à aller vers la “flat tax“”.
Pouvons-nous nous satisfaire d'un tel argumentaire ? Un tel utilitarisme est-il suffisant ?
Une dernière fois: n'oubliez pas la relance durable…
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 1 commentaire
Lomig d'Expression Libre m'a invité à une chaîne, me proposant de ressortir mes trois premiers billets politiques. Dubitatif devant leur intérêt, j'ai d'abord tenté de passer mon tour: mon opinion a évoluée (passage paradoxal d'un libéralisme d'Etat à un libéralisme orthodoxe?), mes billets se font plus courts (et obéissent plus au format du blogging), etc. Mais, devant son lobbying intense, je cède:
(lire la suite…)
Classé sous Videos, Chroniques - Débat public par aequalis | 0 commentaires
Débat entre Pascal Salin et François Hollande dans le Figaro Magazine sur la réforme nécessaire de la fiscalité (cliquez sur l'image):
“Une véritable refonte fiscale a été accomplie ces dernières années dans un grand nombre de pays, aux régimes et orientations politiques tout à fait différents, par exemple en baissant fondamentalement la progressivité de l'impôt sur le revenu. Ainsi de la Nouvelle-Zélande, dirigée par un gouvernement travailliste : il y a donc des socialistes capables de penser qu'il faut diminuer la progressivité de l'impôt ! La Nouvelle-Zélande est passée pour sa part de 66 % à 33 % en deux ans, avec pour résultat une grande expansion et un excédent budgétaire.”
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 2 commentaires
Après 5 mois de marathon politique et un vote à l'arraché à la chambre des représentants, l'Obamacare entre au Sénat. Naturellement, il est difficile de critiquer un tel projet en France, tant l'habitude des projets collectifs, généraux et impersonnels, est ancrée dans les mentalités. Aussi, la complexité du projet n'arrange en rien les choses: le débat apparaît dans les quotidiens français comme un “pour ou contre Obama?“ pauvre de sens. Pourtant, il serait juste de souligner les effets que cette loi aura sur le marché du travail : comme le souligne le blog du Mises Institute, l'Obamacare est une taxe aux effets dévastateurs pour les travailleurs (en Anglais).
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 2 commentaires
Que faire face à la dette ? Faut-il réduire les dépenses ou augmenter les prélévements? De ce côté-ci, il est envisagé de faire à la fois l'un et l'autre. Pourtant, on ne peut nier que les Français sont déjà étranglés par les prélévements… Ne serait-il pas alors préférable de laisser chaque individu disposer de sa propriété et d'éviter de faire payer à la nouvelle génération le délire égalitariste de la précédente, d'autant plus que de telles politiques publiques ont déjà été couronnées de succès ?
L'exemple néo-zélandais
En 1984, la Nouvelle-Zélande amorce son passage de l'Etat-providence (dont-elle était un des précurseurs) au libéralisme. A cette date, la situation du pays est inquiétante: le taux de chômage frôle les 12%, la dette représente 65% du PIB (soit moins que le taux français en 2008!) mais, en 10 ans, travaillistes et conservateurs vont se concurrencer pour développer le libre marché.
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 0 commentaires
Les media se remettent à parler du grand emprunt : Rocard parle de 20 à 40 milliards d'€ alors que 60 députés UMP plaident pour un “vrai grand emprunt” à hauteur de 50 à 100 milliards d'€ et que Guaino se montre agacé par les propos du Ministre du budget en revendiquant la primauté du politique sur “la technique“.
La France a plus besoin d'air que d'aide
Dans ce genre de contexte, les libéraux classiques anglo-saxons ont l'habitude de répéter inlassablement “freedom is under assault“. Car la question est tronquée : il ne s'agit que de faire le choix entre un petit ou un grand emprunt pour définir une petite ou une grande planification. Le grand emprunt n'est rien d'autre que du dirigisme déguisé qui permettra à des bureaucrates de dicter la marche à suivre aux entrepreneurs. Au-delà d'alourdir la superstructure étatique française, il générera un hasard comportemental : en se voyant octroyer une aide de l'Etat, les entrepreneurs perdent de vue l'éventualité de la faillite, première condition à la responsabilisation. Aussi, considérer que l'injection de capitaux prélevés ou empruntés par l'Etat a été un succès est un leurre : l'exemple du New Deal, “l'une des plus grandes escroqueries scientifiques des 50 dernières années“, est évidemment probant.
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 3 commentaires
Il est amusant de lire un socialiste qui se prononce contre le salaire minimum : réagissant à la promulgation d'une loi l'augmentant en Ukraine, DSK a exprimé très justement son inquiétude, soulignant qu'une telle intervention menaçait la “stabilité du pays”. Pour info, le salaire minimal en Ukraine s'élevait à 420 hryvinias en 2006, soit environ 140$ et l'augmentation de 11% prévue devrait ainsi le faire passer à 155$ environ… DSK pourrait-il risquer son retour en France avec de telles déclarations, qui sonnent pour certains comme une insulte faite à la misère ?
Les socialistes sont évidemment choqués puisque, comme beaucoup de français, ils ignorent que le salaire est avant tout un prix, contrepartie d'un travail fourni, obéissant aux lois de l'offre et de la demande. En conséquence, tout travailleur dont le travail ne vaut pas le salaire minimum supérieur au marché fixé par l'Etat se trouvera dans l'impossibilité de trouver un emploi ou sera licencié. Les conséquences seront doubles : une augmentation du chômage et un report du poids que ces augmentations signifient pour les employeurs sur les consommateurs. Par ailleurs, d'un point de vue plus éthique, on remarquera que la loi sur le salaire minimum revient à gêner à la fois la liberté contractuelle et le plein exercice du droit de propriété (”le droit de propriété, ainsi que le définissent les jurisconsultes, est le droit d'user, et même d'abuser” JB Say) et, si on élargit l'analyse à la globalisation, on ne peut s'empêcher de penser à la compétitivité des entreprises, toutes concurrentes sur le marché mondial du travail.
(lire la suite…)
Classé sous Chroniques - Débat public par aequalis | 5 commentaires
On ne parle plus beaucoup du Japon. On lui préfère ses voisins chinois et russe, voire les indiens ou l'éternelle Amérique. Il est quelquefois évoqué, par exemple lors de l'alternance “historique” entre le centre du centre-droit et le centre du centre-gauche. Mais la page est vite refermée et on en vient ainsi à oublier que l'empire du soleil levant figure toujours au rang de deuxième puissance économique mondiale ou à s'étonner quand un nipponphile se lance dans un petit plaidoyer sur les mérites de la puissance japonaise. Les Japonais auraient ainsi eu l'intelligence d'investir massivement dans la technologie de pointe, celle-ci leur assurant la supériorité dans un secteur garantissant la puissance. Aussi, ils auraient développé un protectionnisme intelligent : exportations massives de leurs super produits et protection du marché intérieur… De quoi faire hurler un libéral assommer un libertarien.
(lire la suite…)